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Ukratio, pour une société vraiment plus juste, durable et fraternelle
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Le texte plus bas est celui de la vidéo, pour ceux qui préfèrent lire. .

Un meilleur système économique

Une condition pour la justice

L’idée est d’avoir un système économique juste et efficace.
Ce qui est juste, est que chacun soit rémunéré au prorata de son travail. Et pour que ce soit efficace : au prorata de l’utilité de son travail. Donc, si X produit une certaine quantité d’un bien ou service, et que Y en a produit deux fois plus, Y doit être rému­néré deux fois plus.

Il vient donc que la rémunération doit correspondre à une certaine quantité de jouissance, au bénéfice d’un service ou de l’usage d’un bien, pendant un certain temps. Car si c’est pendant un temps infini, cela ferait une jouissance infinie, alors que le travail qui y donne droit est fini, de sorte qu’elle ne saurait lui être proportionnel.
Et bien évidemment, pour que la proportionnalité de la rémunération soit garantie, il faut une organisation un minimum centralisée, transparente et démocratique. Personne ne doit avoir le droit de rémunérer autrui comme bon lui semble, sans quoi rien ne garantit la justesse que nous souhaitons. Il en découle la réduction de la propriété à un droit d’usage limité dans le temps. Pour mieux comprendre l’arnaque de la propriété capitaliste, je vous renvoie à la vidéo que je faites sur le sujet .

En somme, une économie juste est nécessairement socialiste.

Résolution des problèmes du socialisme

Et là, gare aux amalgames et autres généralisations hâtives. Ce n’est pas parce que certains modèles de voiture ont pu être défectueux, que toute les voitures possibles et imaginables sont nécessairement défectueuses. Et pareillement, ce n’est pas parce que des tentatives d’économie socialiste ont présenté un certain nombre de défauts, que toute économie socialiste présentera nécessairement ces défauts. L’attitude rationnel consiste bien entendu à déterminer les causes des échecs, afin d’en déduire les mesures à prendre suffisantes pour les éliminer sans effets secondaires excessifs . Il n’est pas nécessaire de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Or, les économies socialistes passées ont présenté principalement deux problèmes majeurs. Premièrement, un manque de productivité conduisant à de fréquentes situations de pénuries. Deuxièmement, la constitution d’une classe dirigeante, avantagée par rapport aux autres, voire d’un gouvernement tyranique.

Concernant le premier défaut, ma proposition y remédie d’emblée.
Celui-ci provient en effet d’un découplage fréquent entre utilité du travail et rémunération (inspiré par l’idéal communiste : « à chacun selon ses besoins »).
L’intéressement des individus à l’utilité de leur travail est une clé de la réussite du capitalisme. Donc, cette clé, je la garde…

Quant à la formation d’une classe privilégiée, on voit bien qu’il s’agit, là encore, d’un manque de justice sociale.
Celui-ci provient de ce que ces systèmes, avaient conservé une structure hiérarchiques classique, où une minorité disposait d’un pouvoir sur les autres, et était donc tentée d’en tirer des avantages personnels, voire de faire régner la terreur pour conserver son pouvoir…
Pour remédier à cela, je propose un système où toutes les décisions sont prises dans la plus grande transparence. Où chaque citoyen a le pouvoir d’invalider toute décision n’obéissant pas aux règles de justice sociale. Système pouvant être mis en place grâce à l’avancement actuel des technologies de communication. Avancement, qui va également permettre une meilleure prise en compte des utilités individuelles. Je renvoie ceux qui veulent approfondir ce point aux présentations que j’ai faites de l’ucratie. Système où le risque de dérive tyrannique est écartée, bien mieux qu’aujourd’hui dans les pays les plus démocratiques… Donc, plus d’oligarchie, à la différence du capitalisme...

Donc clairement, à ce stade, si vous avez bien tout suivi, il ne vous est plus possible de rejeter ma proposition sous prétexte qu’elle serait socialiste, à moins d’être un chien de Pavlov, qui prend peur quand il entend le mot, au lieu d’en comprendre le sens.
Par contre, il est parfaitement légitime de s’interroger sur la facilité à mettre en place la chose… concrètement. Ce pourquoi, nous allons maintenant rentrer un peu plus dans les détails.

Évaluation des utilités

Une difficulté concerne l’évaluation d’utilité d’un travail. On pourrait objecter en effet que celle-ci est nécessairement subjective, d’où un risque de persistance de pouvoirs discrétionnaires...
Or, on peut parfaitement se donner des règles claire pour éviter ça.
Une difficulté de rémunérer la production est que s’il est facile de comparer des durées de travail, il est plus difficile (voire impossible) de comparer des valeurs de production de nature différente. L’astuce pour résoudre ce problème consiste à mesurer les temps de production moyens (sur un grand nombre de travailleurs), puis à rémunérer chacun avec le temps moyen correspondant à sa production.
Ainsi, l’unité monétaire sera l’heure, ou la minute… Ce qui a l’avantage d’être concret...
À la suite de quoi, on peut simplement respecter une règle de l’offre et de la demande. Lorsqu’il y a équilibre entre les deux, la rémunération correspond au temps de production (moyen). Mais elle peut être momentanément augmentée si un risque de pénurie se manifeste (réduction du stock, allongement des délais de livraison ou des listes d’attente), de façon à ce que, du fait de l’afflux de candidats attirés par ces sur-rémunérations, l’équilibre soit rapidement retrouvé. Il n’y a là qu’une préoccupation comptable, rien de subjectif.
Et de même on peut récompenser une invention ou idée par le temps qu’elle fait gagner, l’énergie qu’elle fait économiser etc. D’où un système favorable aux progrès techniques.
Quant à l’appréciation des bénéficiaires d’une œuvre ou d’un service, elle peut être prise en compte selon une règle identique pour tout le monde.

Quant au prix des consommations, il comprendra la quantité de travail (nombre d’heure moyen) nécessaire à leur production. Mais aussi un coût écologique ajusté de façon à ce que les ressources naturelles soient préservés. Donc, là encore, c’est de la pure comptabilité.
À noter que pour un bien durable, l’on ne paiera que pour l’usure occasionnée, voire également une durée d’immobilisation, soit, généralement, une infime partie de la valeur du bien… La vie sera moins chère du fait de la disparition du parasitisme capitaliste.

Je vous renvoie à la dernière vidéo, plus détaillée, pour plus de précisions sur le calcul des revenus et prix (puisque je rappelle qu’ici, je me limite par souci de concision) : économie de la reconnaissance

Sécurité sociale

On a donc, à ce stade, un système économique bien plus juste que le capitalisme, parfaitement efficace en ce qu’il assure la production des biens demandés, et parfaite­ment écologique.
Autre avantage : il n’y aurait pas de chômage. Donc, point d’insécurité de ce côté là.
En effet, contrairement à aujourd'hui, il ne sera pas nécessaire d’attendre que des particuliers consentent à débourser quoi que ce soit pour payer un travail… Le travail sera rémunéré du simple fait de son utilité, et il n’en manquera jamais. Car, même si toutes les productions et services fondamentaux sont assurés, tout peut toujours être amélioré, rien n’empêche de travailler dans la recherche, le mieux être, l’art, la sécurité…

À propos d’insécurité, chacun ne paiera que pour ce dont il est responsable. Ainsi, si vous êtes malade, vous êtes soigné gratuitement.

Une économie de la bienveillance

Alors, ça, ce que l’on vient de voir, c’est l’épum, l’économie de partage ucratique monétaire. Et voici, maintenant, la cerise sur le gâteau, le raffinement ultime, qui va nous faire basculer dans un nouveau paradigme.

De la même façon que lorsque vous travaillez, vous êtes utiles, vous apportez quelque chose à la société, aux autres, lorsque vous consommer, c’est le contraire, c’est d’autres qui ont travaillé pour vous, et avec souvent en plus, un impact environ­nemental négatif. En somme, dans ce système, où la rémunération est proportionnelle à l’utilité, si vous dépensez tout votre argent, vous reprenez ce que vous avez apporté, et s’il vous reste de l’argent il représente votre solde contributif, votre utilité nette, votre altruisme passé…. C’est ce dont la société, les autres, ont lieu de vous être reconnaissant.
D’où l’idée, de considérer ainsi cette somme, plutôt que comme un simple droit à consommer. Car cela va favoriser une perspective altruiste en lieu et place d’une perspective égoïste.
Et pour renforcer cela concrètement, on peut ajouter les deux point suivants :
1- La possibilité pour chacun d’avoir un solde négatif ; ce qui va réduire la motivation égoïste tournée vers la consommation.
2- La publication du solde de chacun, ce qui va accroître la motivation à l’augmenter ou éviter qu’il ne baisse trop, grâce au besoin de reconnaissance.

C’est l’économie de la reconnaissance, l’écrec ! Laquelle incite plus à l’altruisme, que l’on ne manquera pas de promouvoir par ailleurs.

Cela dit, pour éviter des abus, on peut restreindre progressivement les consommations possibles, lorsque le solde décroît, en étant négatif… tout en garantissant la satisfac­tion des besoins vitaux, les droits fondamentaux. On voit donc que la liberté est accrue par rapport à l’épum, puisqu’il n’y a plus obligation de travailler (la pression est moins forte, du moins).
Et histoire de réaliser le chemin parcouru, rappelons qu’en capitalisme, il est possible de mourir de faim faute d’avoir trouvé du travail...

Avantages accessoires

Accessoirement, le système judiciaire serait soulagé car la plupart des nuisances seraient automatiquement sanctionnées par une réduction du solde équivalente au préjudice (quoi de plus juste!)…
Mais surtout, il y aurait beaucoup moins de nuisance. Car premièrement, les emplois au sein de la justice, de la police, de l’entraide, de l’éducation etc. ne seraient plus limités… Deuxièmement, l’enjeu de voler serait bien plus faible, puisque les biens ne seraient plus échangeables, ni convertibles en argent, en plus d’être plus facilement accessibles par quiconque le souhaite. Mais aussi, plus radicalement, ce modèle économique favoriserait l’altruisme et donc, réduirait l’égoïsme.
Les rapports humains seraient plus harmonieux puisque ce serait vers un but commun, le service à la collectivité que chacun serait incité à se tourner… Plus besoin de se battre les uns contre les autres. Il y aurait bien moins de tentations de mentir, de manipuler… Bien moins de conflits, de stress… plus de harcèlement publicitaires, ni autre sollicitation pour vous soutirer de l’argent… Quelle tranquillité ! Pas besoin de marchander ou de comparer, tout serait au juste prix. Quel gain de temps !
Et il y aura beaucoup moins de travail pénible, du fait de la mécanisation, mais aussi de la réduction des consommations les moins utiles (en particulier ostentatoires), de la réduction des nombreuses activités induites par la compétition, d’un meilleur usage et recyclage des biens matériels (à cause de la suppression de la propriété capitaliste).

Dans ce système, enfin, contrairement à l’actuel, il n’y aurait plus d’intérêt à polluer ou piller l’environnement, au contraire… Aujourd’hui, les lois et la répression ne suffisent pas, à cause des forts intérêts en jeu. Là, elles suffiraient.

Appel

Bien sûr, il n’est pas question d’imposer un tel système. Il importe de le tester et de la peaufiner avec des volontaires, pour voir si ça fonctionne. Et ensuite, ça peut aller très vite.

Voilà, si vous pensez que cette proposition pourrait avoir quelque utilité, que c’est le genre de chose qui manque de nos jours, que vous ne voulez pas être responsable d’une souffrance considérable pour les temps qui viennent… n’oubliez pas de la relayer autour de vous, voire de participer à sa mise en œuvre… Car c’est seulement à cette condition que des choses se feront. D’autant que comme je l’ai expliqué par ailleurs, cela peut se faire sans prise de risque inconsidérée, sans violence, et rapidement. Et donc, avant de juger trop vite, renseignez-vous, communiquez, pour dissiper vos interrogations. Ne cédons pas à la paresse, au défaitisme, au dogma­tisme… mais agissons ensemble, efficacement, il y va de notre avenir.
Merci !


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